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2015-2016

SELMA, UN FILM HAUT EN COULEURS

Par CAROLINE BRUNELIERE-BARON, publié le mercredi 11 mai 2016 10:49 - Mis à jour le vendredi 13 mai 2016 15:10

Pour conclure le travail sur la discrimination raciale fait cette année en EMC (Education Morale et Civique), la classe de 2nde8 a proposé une critique collégiale de film. La voici:

SELMA, un film d'Ava DuVernay, 2015 (en France) avec David Oyelowo

Oscar et Golden globes 2015 de la meilleure chanson

 

« UN FILM HAUT EN COULEURS »

 

Martin Luther King a lutté contre le racisme aux États-Unis sous Johnson pour garantir le droit de vote des noirs américains. A cette époque, l'Alabama, où se situe la ville de Selma, a pour gouverneur Georges Wallace. « Selma » retrace le combat des citoyens pour l'obtention de leurs droits qui avaient été votés mais pas appliqués. C'est à la fois un film historique et un biopic.

 

Le Rouge et le Noir

Au combat sans violence des noirs, s'oppose la violence de certains blancs.

La musique pendant ces scènes de combat est presque entraînante et très rythmée, comme pour montrer leur détermination et leur motivation ; pour montrer l'intensité des faits aussi. Elle est touchante, profonde, porteuse d'un message de paix. Elle nous plonge dans un autre univers fait de doutes et d'impatience. Parfois angoissante, elle amène pourtant le spectateur à venir participer à la marche.

 

Un film très noir

La scène initiale nous explose au visage avec l'assassinat d'enfants noirs et innocents dans une église. Il y a une recherche évidente de la part de la réalisatrice d'un réalisme choquant.

« Selma » réussit à relater des faits réels sans entrer dans le documentaire  et laisse plus de facilité au spectateur pour entrer dans l'Histoire. « Selma » est comme un hommage à toutes ces victimes de la discrimination raciale. James Reeb, jeune pasteur blanc qui se fait tuer par des blancs pour avoir voulu soutenir les noirs lors d'une marche. Jimmie Lee Jackson, jeune noir américain tué pour avoir manifesté dans la rue. Son grand-père sera le premier de la famille à pouvoir voter, à plus de 80 ans ! Le choix des acteurs, au physique proche des personnages réels, est manifeste. La qualité de jeu des acteurs provoque des émotions fortes au spectateur.

Si les plans sont serrés sur Martin Luther King pour montrer son importance et son influence, les plans sur la police blanche sont en revanche en plan large, comme une masse bête et méchante.

 

A lire aussi, NOIRE de Tania de Montaigne parce que dans les deux cas, on nous montre ce que les noirs subissaient à cette époque au pays de la Liberté.

« Selma » se termine sur le discours de Martin Luther King à Washington en alternant les images d'archive (en noir et blanc) et les scènes du film (en couleur).

 

Un vote pour « Selma » !

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