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2014-2015

Michel-Ange et les merveilles italiennes.

Par MICKAEL BATAILLE, publié le mardi 7 avril 2015 08:44 - Mis à jour le vendredi 24 avril 2015 07:57

 

 

Quelle joie, le matin du 1er mars,  quand nos élèves de seconde et de première du lycée Savary de Mauléon ainsi que nous autres  accompagnateurs, Mmes L'Hostis et Nobileau, MM Galland et Bataille,  avons pris le chemin de Rome et de Florence ! Le bonheur se lisait sur tous les visages, celui de découvrir ou de redécouvrir les merveilles italiennes ! Pour le dixième anniversaire de ce voyage -désormais traditionnel, pour ne pas dire "culte"- l'objectif pédagogique consistait à suivre  l'itinéraire d"un génie de la Renaissance : Michel-Ange, peintre et sculpteur, poète aussi, dont les oeuvres immortelles peuplent les villes que nous allions parcourir.

Après une journée de périple en bus, nous avons commencé notre séjour par un salut au maître dont nous allions suivre les traces : une de ses oeuvres nous attendait dans l'église saint Pierre-aux-liens  : le tombeau du pape Jules II avec sa statue si imposante du prophète Moïse.  L'après-midi, nous sommes partis à l’assaut des vestiges de la Rome antique : le Colisée et le vieux forum. Entre les colonnes d’un temple détruit par le temps, un arc de triomphe célébrant les hauts faits d’un empire qui n’est plus et quelques gouttes d’eau plutôt désagréables, les élèves ont pu parcourir la voie sacrée qui menait les généraux vainqueurs et les empereurs sur le mont Capitole. Autant dire que, tous, nous avons apprécié une nuit reposante, dans un petit hôtel niché dans une station thermale, Fiuggi, déjà réputée à l'époque de Michel-Ange pour la pureté de ses eaux !

Notre deuxième journée à Rome a été consacrée à la visite des  musées du Vatican et de la basilique saint Pierre. L’excitation était à son comble : certains élèves se demandaient s'ils verraient le pape ! En effet, il y a deux ans, nous sommes arrivés en plein conclave !  Entre les caméras du monde entier, pour lesquelles nos élèves avaient  esquissé leurs plus beaux sourires, la foule des pèlerins et des curieux venus de tous les pays,  nous avions vécu  en direct l’élection du nouveau pape, François. Tous nous avions eu le sentiment de vivre un événement unique. Cette année, même si l'événement médiatique ne pointait pas son nez, nous avons arpenté les musées du Vatican, dont la chapelle Sixtine, décorée par le talent de Michel-Ange ; ainsi, se sont bousculés dans nos têtes et devant nos yeux toute l'histoire de la Bible, depuis la création d'Adam et d'Eve à la résurrection du Christ. La visite de la basilique avec  ses grandes statues, son baldaquin dû au talent du Bernin et ses marbres polychromes,  ont montré, s'il en était besoin, tout ce que l'art de la Contre-Réforme a pu réaliser pour célébrer Dieu et ses saints. Enfin, pour les plus courageux, nous sommes montés sur la coupole : devant nous, la Ville éternelle offrait un majestueux panorama, parcouru par le Tibre paresseux sous les feux d'un soleil déclinant.

Notre dernière journée à Rome a été placée, une nouvelle fois, sous le signe de la beauté, celle que le sculpteur Le Bernin, conféra à ses chefs-d'oeuvre. Que ce soit sur la place Navone, au pied de la statue des Quatre Fleuves ou dans les salles de la villa Borghèse, il a su donner vie au marbre qu'il a façonné. Devant Apollon poursuivant la nymphe Daphné ou Pluton enlevant Proserpine, nous avions l'impression de sentir le coeur de ses femmes enlevées battre à la chamade, tant l'impression de mouvement et de réalisme était aboutie.

Après cette escapade romaine, c’est Florence et les splendeurs de la Renaissance italienne qui nous ont ouvert leurs bras, chargés de merveilles ! Et comme les Médicis, la puissante famille qui régna sur la ville, étaient des banquiers avertis, ils nous ont laissés de quoi combler nos yeux et nos cœurs d’images inoubliables : le ponte Vecchio, la cathédrale tout recouverte de marbre polychrome ainsi que son imposante coupole -la première de ce genre- édifiée grâce au génie de l'architecte Brunelleschi.

Puis flâner au hasard des rues piétonnes, tantôt sous un beau soleil,tantôt dans le vent, écrire une carte postale sur un banc, courir les magasins pour ramener un souvenir à ses proches , tout cela fait aussi partie du voyage et des plaisirs que la ville de Florence nous a offert en abondance ; chacun en a profité à sa guise ...

Néanmoins, en fin d'après-midi, l’étude a repris ses droits : la visite de la chapelle des Médicis et celle de l’Académie ont été l’occasion de découvrir -encore- les sculptures de Michel-Ange, et entre toutes, son fameux « David », symbole de la ville de Florence et de sa liberté, qui trône fièrement sous la coupole illuminée du musée. Assurément, ce colosse de plusieurs mètres de haut, taillé dans un seul bloc de marbre, restera un des plus beaux souvenirs de notre rendez-vous avec ce grand artiste.

C’est le cœur gros que nous avons repris le chemin de la France. Mais s'il était un peu triste, il était surtout rempli de souvenirs merveilleux et de jolis sourires.

Merci à tous les élèves pour leur bonne humeur et à mes acolytes pour leur enthousiasme et leur professionnalisme !

M. Bataille, professeur de Lettres Classiques, organisateur du voyage.

 

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